• Plan du tome 2

    Avant-propos

    Plan du tome 2

    Fiefs, seigneuries, châteaux

    Bétissart à Ormeignies

    Cantaraine à Mainvault

    Le Quesnoy à Blicquy

    Rameignies à Beloeil (ult.)

    Ghyssegnies à Pipaix

    Malmaison à Tourpes

    Ter Schelde à Destelbergen


    Documents-portraits

    Jacques Séjournet (ca 1610-1662), 36ème Abbé de l’Abbaye Notre-Dame de Cambron

    Victor de Séjournet de Rameignies (baron), bourgmestre de Rameignies (1798-1881)

    Victorine de Séjournet de Rameignies, héritière de Crèvecoeur (1823-1864)

    Céline de Séjournet de Rameignies (1825-1856)

    Albert de Séjournet de Rameignies (baron), bourgmestre de Rameignies (1830-1903)

    Clotilde de Séjournet de Rameignies (1833-1904)

    Oscar de Séjournet (1841-1926), sénateur

    Hervé de Séjournet (1842-1920)

    Zoé de Séjournet (1844-1883)

    Amédée de Séjournet de Rameignies, bourgmestre de Pipaix (1855-1928)

    Léon de Séjournet de Rameignies (1857-1936)

    Marguerite de Séjournet de Rameignies (1859-1899)

    Blanche de Séjournet de Rameignies (1869-1942)

    Albert de Séjournet de Rameignies, major de cavalerie (1880-1967)

    Yvonne de Séjournet de Rameignies (1885-1971)

    Christian de Séjournet de Rameignies (1889-1945)

    André de Séjournet de Rameignies (1895-1973)

    Antoinette de Séjournet de Rameignies (1899-1916)

    Suzanne de Séjournet de Rameignies (1900-1981)

    Françoise de Séjournet de Rameignies (1908-2000)

    Baudouin de Séjournet de Rameignies (1918-1990)


    Patrimoine

    La Charte-loi de Bétissart (1411)

    « Des biensfais Jehan Séjourné »

    « Extraict d’un vieu livre »

    Les sceaux (1447-1617)

    Meuble aux armes de Jacques Séjournet (1649/1661)

    Diplôme de reconnaissance de noblesse (1816)

    Blason (1816)

    Diplôme de baron (1822)

    Blason (1822)

    Un "Livre de Raison" des SEJOURNET, notable lignée féodale du pays d’Ath (Léo Verriest, 1944)

    Généalogie de la famille de Séjournet de Rameignies (Baron Edgard Forgeur, 1976) (ult.)

    Livre de raison des Séjournet | tome 2 | FONDS DOCUMENTAIRE Édition | Eric de Séjournet © 2010-2017
  • Bétissart à Ormeignies

    livre de raison,bétissart,ormeignies 

    1608 | 'Topographie et plan du Chasteau de Bettissart
    avec partie du village, 
    gardins, prets, pastures, fossés et terres labourables y adiacens'
     
    [FOR1976]

     

    Bétissart est un hameau du village d’Ormeignies près d’Ath. Au fond de la rue du Sart, se dresse un ensemble de bâtiments rappelant la splendeur de cette ancienne seigneurie.

    Le nom de Bétissart [Wikipedia] apparaît en 1161 [LEC4]. Il signifie le sart (terrain boisé défriché pour la culture) de Bertin ou d'Albert. Les formes les plus anciennes sont Albertissarto (1161), Bétinsart (1235) ou Biétinsart (1385). C'est un essart de l'alleu de Chièvres.

    À la fin du XIIIème siècle, la terre de Bétissart passa à la famille de Hauscy.

    Selon Félix Hachez (HAC1895), Jehan Séjournet (1) devint seigneur de Bétissart à Ormeignies en 1394. Maurice Van Haudenard, historien à Ath, écrit que la « famille Séjournet, de Valenciennes » avait acquis la terre de Bétissart « en 1394, de Moriel d’Astices, époux de Jenne de Hauscy, fille d’Alexandre et d’Isabeau de Lalaing » [HAU1921].

    Berceau des Séjournet durant quatre générations, Bétissart entra dans l’histoire juridique médiévale quand, le 15 novembre 1411, Jehan Séjournet (1) accorda la Charte-loi de Bétissart.

    L’original de la Charte-loi de Bétissart du 15 novembre 1411 fut perdu lors de « l'incendie du Dépôt des Archives de l'Etat à Mons, le 16 mai 1940 », écrit Daniël Leclercq, professeur d’histoire à l’Institut Provincial d’Ath. Maurice Van Haudenard, historien, avait heureusement copié le registre, intitulé "Registre des seigneurs justiciers qui ont demandé de nouvelles loix au chef-lieu de Mons de 1396 à 1426" [HAU1943]. On y trouvait notamment les "lois de chef-lieu" des seigneuries de Bétissart (fol. 36) et d'Ormeignies (fol. 65 v°).

    "Les chartes-lois sont des sortes de contrats passés entre les populations rurales et leurs seigneurs. Elles sont en fait la mise par écrit des droits et obligations de chacune des parties en cause, l'entérinement des coutumes8. Ce texte essentiel dans la vie des hommes du Moyen âge réglait une série de situations extrêmement variées et souvent quotidiennes. Des articles traitent des querelles, plaintes, injures, témoignages. La protection de la propriété privée (champs, pâtures, bétail) ou publique était assurée notamment par des corvées pour remettre en état les chemins. La qualité du pain et de la viande était contrôlée. Les élections d'un garde-champêtre, d'un garde forestier, des percepteurs d'impôts (droit de terrage, droit de tonlieu) sont prévues. Les débits de boissons (vin, cervoise et autres breuvages) sont réglementes et taxés. On ne peut pas y jouer aux dés ni y tenir une maison de débauche. Les poids et mesures doivent être contrôlés à Mons où sont conduits en prison ceux qui injurient les échevins dans l'exercice de leur fonction (c'est le seul cas d'emprisonnement prévu par la charte-loi). Il est certain que ce genre de texte nous renseigne de façon plus ou moins précise sur le genre de vie de nos ancêtres, d'autant plus que les documents sont relativement rares à ce sujet", précise Daniël Leclercq.

    La descendance de Jehan Séjournet (1) hérita Bétissart. Son fils Jehan (1.1), son petit-fils Jacques (1.1.4) et son arrière-petit-fils Joachim (1.1.4.6) en devinrent successivement le seigneur.


    DATES CLEFS ET ÉV
    ÉNEMENTS FAMILIAUX A BÉTISSART

    27 janvier 1418 | Jean Séjournet (1.1.1) naît au château de Bétissart à Ormeignies († à l'âge de trois mois, inh. à Ormeignies).

    septembre 1439 | Marguerite Parti, épouse de Jehan Séjournet (1.1), décède au château de Bétissart et est inhumée à Saint-Julien à Ath. 

    19 mars 1445 | Elaine Séjournet (1.1.4.1), fille de Jacques, naît château de Bétissart

    1er mai 1446 | Marguerite Séjournet (1.1.4.2) naît 'en l'Hostel du dit Bettinsart’

    27 novembre 1447 | Jean Séjournet (1.1.4.3) naît au château de Bétissart, bp à Ormeignies

    26 mars 1449 | Jessé Séjournet (1.1.4.4) naît au château de Bétissart († à l'âge de quatre mois et gît devant Saint-Ursmer en l'église d’Ormeignies). 

    7 septembre 1450 | Sebille Séjournet (1.1.4.5) naît au château de Bétissart, bp en l'église d'Ormeignies

    8 octobre 1452 | Joachim Séjournet (1.1.4.6) naît à Bétissart, bp à Ormeignies

    16 novembre 1453 | Isabeau Séjournet (1.1.4.7) naît au château de Bétissart ('Elle vécut huit jours, et gist à Ormeignies, devant Saint-Ursmer’)

    2 mai 1455 | Jacques Séjournet (1.1.4.8) naît au château de Bétissart († à la Saint-André en l'an 1457)

    28 avril 1456 | Escuier Jacques Séjournet (1.1.4) est mentionné comme seigneur de Bétissart.

    30 janvier 1483 et 29 janvier 1487 | Joachim Séjournet (1.1.4.6) est qualifié seigneur de Bétissart. Joachim Séjournet et Jenne de Montigny eurent seize enfants, tous nés à Ath, sauf les troisième, quatrième et cinquième, nés à « Bettinsart », tous cités dans le Livre de raison avec leur parrains et parraines.

    octobre 1483 | Janet Séjournet (1.1.4.6.3) naît à Bétissart, bp en l'église Monsr Saint-Ursmer, à Ormeignies 

    1484 | Jacques Séjournet (1.1.4.6.4) naît à Bétissart « le jour des âmes de 1484 », bp à Ormeignies († en juillet 1494, inh. à Ath)

    5 avril 1487 | Fastré Séjournet (1.1.4.6.5) naît à Bétissart, le jour de « St Marcque » († en janvier 1498, inh. en « l'attre St Julien »)

    1469 | Ormeignies compte 59 'feux' [MAT1]

    23 janvier 1502 | Etablissement du nouveau cartulaire des fiefs du Hainaut : Joachim Séjournet (1.1.4.6) donne le dénombrement de Bétissart, dont une copie existe à la Bibliothèque Royale, Manuscrit Goethals, n°318. Joachim y déclare tenir de Guillaume de Croy, chevalier, seigneur de Chièvres « Ung fief liege, nommé la terre et seigneurie de Bétissart, se comprendant en une maison, motte, édifice, grange, estable, bassecourt, encloze, de fosséz, en cens, en rentes d'argent, d'avoine, de chappons, en dépouilles ... de bled, en terres ahanables, préz, bos, yauwes, pastures, gardin, en droits de terraiges courant sur plusieurs héritages en droit de meilleur catel, et en toutte justice et seigneurie haulte, moyenne et basse ». Bétissart comprenait en outre huit arrières-fiefs situés à Vellereille-le-Sec, à Blicquy, à Irchonwelz, à Chièvres, et à Bétissart même. Dans la description du quatrième arrière-fief, on parle du chemin « menant à la maladrie de Bétinssart ». Y avait-il une léproserie à Bétissart au début du XVIème siècle ?

    1504 | Joachim Séjournet (1.1.4.6) se dessaisit de Bétissart, qui comprend huit arrières fiefs, au profit des Lhermitte [FOR1976].

    Martin Lhermite épouse en premières noces Marie de Maulde. Le couple est prospère. « De ce mariage escheurent aux dits conjoints beaucoup de moyens, argent contant, héritages et autres ... Ces biens, ils les rempléarent en la terre de Bettissart, laquelle depuis ils ont fort augmentée, faisant édifier la Rouge-Maison, hostellerie fort renommée [située à la croisée du chemin d'Ath à Condé et du chemin de Chièvres à Ligne, du côté du midi], joindant aussy une chapelle à l'honneur de madame Saincte-Anne.» [HAC1895]. Voici donc la première mention de la Rouge-Maison, appelée plus tard Rouge Ferme ou simplement 'La Rouge'.

    Une description, sommaire mais intéressante, de la seigneurie de Bétissart apparaît dans la généalogie des Lhermite en 1602. Un plan à vol d'oiseau daté de 1608 accompagne la description ci-après.

    « Auquel lieu, il y a ung bon chasteau, partie assiz sur une motte et l'auttre partie bassicolée en eaue, entouré de huict tours à l'antique, avec doubles fossez d'eau d'ung costé, lieu plaisant et fort comme bien s'est monstré durant le temps de ces guerres civiles, y ayant le susdit seigneur moderne tenu sa résidence cependant que les Balles de Tournay, Audenarde, Ninove et Brusselles estoyent rebelles, non obstant les journaillières excursions, invasions, embusches et attentats desdyts ennemys, qui par plusieurs fois l'ont tasché non seulement de le surprendre, mais aussi de l'emporter par force, par l'espace de quatre ans, come assez il est notoire aux habitants d'alentour. »

    "Ainsi donc, Bétissart résiste aux exactions de la soldatesque qui sévit dans nos régions à la fin du XVIème siècle. La guerre civile dont il question est probablement celle qui met aux prises les opposants et les tenants du régime espagnol", estime Daniël Leclercq [WIKIPEDIA].

    1600 Bétissart (détail) (vue prise de l'ouest) (Album Charles de Croy, t. VIII, pl. 105).jpg

    après 1600 | Bétissart vue de l'ouest
    Adrien de Montigny
     pinxit (gouache)
    (Album Charles de Croÿ, t. VIII, Comté de Hainaut, détail pl. 105)

    Du XVIIème siècle également, une gouache d'Adrien de Montigny représente Bétissart vu de l'ouest. En dehors des maisons villageoises, on remarque sur cette gouache du XVIIème siècle une tour carrée surmontée d'un toit d'ardoise en pavillon, à l'arrière d'un bâtiment coiffé d'un toit en bâtière, dont un pignon émerge. Il ne peut s'agir d'une église ou d'une chapelle puisque Bétissart faisait partie de la paroisse Saint-Ursmer d'Ormeignies. Seraient-ce des bâtiments du château ? Le cavalier engagé sur le chemin d'Ath à Condé et Valenciennes, suivi d'un piéton en armes, se dirige vers le village et contourne par l'ouest le hameau et le château (…). Le plan de 1602 ne montre aucun sanctuaire et la disposition des chemins cadre bien avec les orientations du miniaturiste. Ce doit bien être un habitat sur motte [DUG&BER1989].

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    fin XVIIème siècle | Châtellenie d'Ath
    Arch. de la Ville d'Ath

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    1771/1778 | Bétissart
    Carte de Cabinet des Pays-Bas autrichiens levée à l'initiative du comte de Ferraris
    Coll. Pro Civitate, Bruxelles, 1965, Pl. Chièvres

    Ferraris montre peu de différence dans le plan du château. Cependant, on n'y voit plus les huit tours décrites en 1602 et visible sur le plan de 1608. Un bâtiment central, comme sur une île, est relié à la basse-cour par un petit pont.

    Le bâtiment central a disparu au milieu du XIXème siècle. Il ne figure plus sur le plan Popp. Les fossés sont réduits à de grandes mares.

    Aujourd’hui, la « ferme de Bétissart » se présente comme un ensemble de bâtiments en briques du début du XVIIIème siècle. La façade de la cour, millésimée 1704 par des ancres, est de style tournaisien simplifié. L’entrée est dominée par une haute porte charretière à encadrement de pierres surmonté d’une chaîne. A la clé, un écu porte la date 1720.  

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    1985 | Porche de la ferme de Bétissart © Eric de Séjournet
    2002 | Ferme de Bétissart © Laetitia de Séjournet
    2008 | Ferme de Bétissart © Daniël Leclercq [Wikipedia]

    Malgré l'ajout récent d'annexes, cette ferme présente un intérêt architectural de toute première importance (1). La propriété compte 4,14 ha dont 71 ares d'étangs, un jardin de 20 ares et un verger de 2,66 ha. Aujourd'hui, les fossés ont été comblés, une annexe moderne remplace depuis une vingtaine d'années celle qui fut détruite par un incendie.

    __________
    (1) Le Patrimoine monumental de la Belgique, Volume 13, P. Mardaga, s.l. [Liège], s.d. [1988], pp. 340-342)

    Livre de raison des Séjournet | tome 2 | FONDS DOCUMENTAIRE Édition | Eric de Séjournet © 2010-2017
  • Cantaraine à Mainvault

    cantaraine,mainvault

    après 1600 | Mainvault
    Adrien de Montigny pinxit (gouache) 

    Album Charles de Croÿ, t. VIII, Comté de Hainaut, pl. 121

    La seigneurie de Cantaraine (ou Canteraine) se trouvait à Mainvault, un village essentiellement agricole situé au nord-ouest d’Ath. Elle fait partie intégrante de l’histoire des Séjournet, car transmise de génération en génération, du XVème à la fin du XVIIIe siècle.

    Sur le plan étymologique, cantaraine, canteraine ou cantraine(s) vient de l'ancien français ‘chanteraine’ (impératif latin ‘canta ranna !’ qui veut dire ‘chante, grenouille !’), et désigne les lieux marécageux où coassent les batraciens [JES2005].

    Dès le milieu du XIIe siècle, une importante famille seigneuriale de Mainvault apparaît dans les textes et possédait de vastes domaines. Nicolas de Mainvault figurait parmi les seigneurs et chevaliers qui jurèrent de respecter la charte pénale de Hainaut de 1200. On peut suivre ses descendants jusqu’à la fin du XIIIe siècle. Par après la majeure partie du village faisait partie du fief de Lahamaide, relevant de la prairie de Silly, qui passa ensuite dans les biens des familles de Luxembourg-Fiennes et d’Egmont. Le reste de la localité se partageait entre de nombreux seigneurs ecclésiastiques (chapitres de Cambrai, de Leuze, abbayes de Saint-Ghislain, de Ghislenghien, de Saint-Martin de Tournai, Notre-Dame du Refuge d’Ath, Sainte-Gertrude de Nivelles) et laïques (de Canteraine ou de Séjournet, du Recq, de Thierry de Frasnes, de Havré, de Hoves, de la Ramonnerie). Six d’entre elles (de Lahamaide, de Séjournet, du chapitre de Cambrai, de Saint-Ghislain, de Notre-Dame du Refuge, de Saint-Martin de Tournai) reçurent des chartes-lois au XVe siècle [WAL-BRU1980, p. 920-921]. 


    TABLEAU DES SEIGNEURS SUCCESSIFS DE CANTARAINE (en gras)

    1 | Jehan Séjournet x Marghe de le Rosière

    1.1 | Jehan Séjournet x Marguerite Parti

    1.1.4 | Jacques Séjournet, tuteur de son neveu Jacquet (1.1.7.1), x Isabiel Saumon 

    1.1.4.6 | Joachim Séjournet x Jenne de Montigny 

    1.1.4.6.14 | François Séjournet x Marguerite Ghodin 

    1.1.4.6.14.6 | Jacques Sejournet x Isabeau Sallet 

    1.1.4.6.14.6.4 | Henri Séjournet x Jeanne de le Vielleuze

    1.1.4.6.14.6.4.6 | Jacques Séjournet x Anne Maroquin

    1.1.4.6.14.6.4.6.1 | Charles-François Séjournet, prêtre 
    1.1.4.6.14.6.4.6.9 | Jacques Séjournet x Elisabeth Ponthieu 

    1.1.4.6.14.6.4.6.9.2 | Jacques-Florent Séjournet, célibataire 
    1.1.4.6.14.6.4.6.9.3 | Louis-Philippe Séjournet x Marie-Anne de la Catoire 

    1.1.4.6.14.6.4.6.9.3.1 | Alexandre Séjournet x Colette de Roisin 

    1.1.7 | Etienne Séjournet x Martine Cornet

    1.1.7.1 | Jacques Séjournet, °août 1460, prêtre

    1.2 | Mahieu Séjournet x Maigne Descamps

    1.2.4 | Barbe Séjournet x Pierre Ridoul

    1.6 | Estienne Séjournet

     

    DATES CLEFS ET ÉVÉNEMENTS FAMILIAUX A CANTARAINE

    1 août 1432 | Jehan Séjournet (1.1) est cité comme lieutenant-mayeur de la seigneurie de Cantaraine à Mainvault

    1473-1474 | Jacques (1.1.4) figure au cartulaire en qualité de tuteur de son neveu Jacquet, comme tenant la terre et seigneurie de Cantaraine, gisant à Mainvault, avec justice, haute moyenne et basse, le revenu étant évalué à 25 livres [FOR1976].

    24 septembre 1449, 19 octobre 1452 et 8 décembre 1456 | Estievenin ou Estienne Séjournet (1.6) possède une seigneurie à Mainvault. Selon Léo Verriest, cette seigneurie est probablement celle de Cantaraine, qui se retrouvera aux mains de son neveu Jacques Séjournet (1.1.4) [VER1943]. Estievenin l'a-t-il héritée de son père Jehan (1) ? Rien ne permet jusqu'à présent de l'affirmer [PAR1945].

    1488-1502, 1506 | D'après le chevalier Parthon, sire Jacques Séjournet (1.1.7.1), prêtre et fils d’Estienne (1.1.7) possède, selon trois cartulaires de 1488-1502 et 1506, en la ville et terroir de Mainvault, un fief, appelé de Cantaraine, sur lequel, il a toute justice, haute, moyenne et basse, avec mayeur et sergeant, fief tenu de Mgr de Trazegnies, à cause de sa terre d'Irchonwelz. Jehan de Macquefort et son fils Pierre, sont baillis de la seigneurie de Cantaraine. Le 3 octobre 1506, le premier est cité comme sergeant avec Jehan du Quesne, pour arrêter, empêcher et calinger tous malfaiteurs et malfaiteuses de sa terre. Voici ce que dit le Fonds Ruzette : extrait des A. G. R. n° 1118. Registre des fiefs et arrière fiefs du Hainaut, châtellenie d'Ath : f° 215 – ‘sire Jacques Séjournet, prêtre, fils d'Etienne demeurant à Valenciennes, tient de la terre d'Irchonwelz deux fiefs : Le premier est ample et se comprend en deux bonniers de terre labourable, gisant au terroir dudit Irchonwelz emprès Bethissart, tenant aux terres de l'abbaye de Vi... et vaut quant blé y a, vingt sept rasières d'avoine à la... de mars - et rien à la jachère. Le second est lige, nommé le fief de Canteraine, gisant au jugement de Mainvault, se comprend en cens et rente d'argent, d'avoine et de chapons - et vaut XXXIII liv. t.’ [FOR1976, p.29]

    12 mars 1490 | Barbe Séjournet (1.2.4), fille de Mahieu, fait une donation au profit du commun des pauvres de Mainvault. En effet, étant veuve de Pierre Ridoul, et assistée de sire Séjournet, prêtre, elle fait donation vis-à-vis de Pierart de Macquefosse, mayeur, et des échevins de la seigneurie de Cantaraine, d'une rente annuelle et perpétuelle de 50 livres tournois assise sur divers biens de cette seigneurie, due par Guillaume de le Viesleuze, à cause de Gilles Le Grant, sa femme, au profit de l'église Saint-Julien d'Ath, à charge de chanter chaque année, « trois obits sollennels à trois cierges », ainsi qu'une messe à chanter dans la première semaine de mai pour le salut de feux Jean et Julien, ses frères. Ces messes doivent être annoncées le dimanche précédent et suivies d'une distribution de 12 pains blancs pour 20 sols tournois. Par ce même acte, elle fait une donation au profit du commun des pauvres de ‘Mainvaut’, à charge de chanter deux obits perpétuels pour le repos de ses frères et de Pierre Ridoul [FOR1976, p.23].

    1er avril 1524 | François Séjournet (1.1.4.6.14) reçoit de son père Joachim la seigneurie de Cantaraine, et en fait le relief le même jour.

    23 avril 1524 | Contrat de mariage passé à Ath de François Séjournet (1.1.4.6.14avec Marguerite Ghodin; il apporte notamment le fief ample de Cantaraine [FOR1976, p.56].

    5 avril 1597 | Jacques Séjournet (1.1.4.6.14.6), homme de fief du Hainaut et seigneur de Cantaraine et du Quesnoit, fait à Ath, avec sa femme son avis.

    21 septembre 1639 | Henri Séjournet (1.1.4.6.14.6.4), escuier et seigneur de Cantaraine et du Quesnoit, est inhumé aux Récollets à Ath, sous une pierre tumulaire ornée de ses armoiries, et portant cette épitaphe : « Cy gist Monsieur Henry Sejournet, escuier, Seigneur de Cantaraine, syndic de ce couvent, mort, le 21 septembre 1639. R. I. P. »

    7 avril 1640 | Qualifié écuyer, Jacques Séjournet (1.1.4.6.14.6.4.6) fait le relief de Cantaraine.

    29 novembre 1649 | Dans un chirographe athois, on apprend que « le sieur Jacques Séjournet, écuyer, seigneur de Cantaraine, demeurant présentement à Beloeil, et son épouse Anne Marokin, dont enfants, achètent pour deux mille deux cent livres, six journels de terre en deux parties, qu’occupait ci devant à bail, le sieur Henry Séjournet son père, tenant au bois de Wilhouz, et un demi bonnier de terre tenant au chemin d’Ath à Maffle ».

    6 janvier 1685 | Selon le chevalier Parthon de Von, les enfants d’Anne Maroquin partagent par acte, les biens de leurs parents. Dans ce partage, l’aîné Charles (1.1.4.6.14.6.4.6.1), prêtre, reçoit la seigneurie de Cantaraine et Jacques (1.1.4.6.14.6.4.6.9) , celle du Quesnoit.

    17 juin 1730 | Jacques Séjournet (1.1.4.6.14.6.4.6.9) devient seigneur de Cantaraine après le décès de son frère aîné Charles-François. Suivant son épitaphe, qui mentionne aussi deux de ses enfants, il est dit également seigneur de Gages : "Cy devant est inhumé le corps de Jacques Séjournet escuyer seigneur de Cantaraine, Quesnoit, Gages et autres lieux, mort le 17 juin 1730, et de dame Elisabeth Ponthieu, son épouse, terminée le 22 de septembre 1723 ».

    18 septembre 1759 | Décès de Jacques Florent Joseph, escuyer, seigneur de Cantaraine etc., mort en célibat.

    19 septembre 1774 | Décès de Louis-Philippe Séjournet (1.1.4.6.14.6.4.6.9.3), seigneur de Cantaraine après son frère aîné.

    La seigneurie de Cantaraine resta jusqu’à la fin de l’ancien régime aux mains des Séjournet [VER1943], notamment d’Alexandre Séjournet (1.1.4.6.14.6.4.6.9.3.1)[GOR1933].

     

    __________
    JES2005 | 
    JESPERS Jean-Jacques, Dictionnaire des noms de lieux en Wallonie et à Bruxelles, Lannoo Uitgeverij, 2005, p. 180
    VER1943 | VERRIEST Léo, Un ‘Livre de Raison’ des Séjournet, notable lignée féodale du Pays d’Ath, Annales du Cercle archéologique du canton de Soignies, tome IX, 1943, p.34
    GOR1933 | GORLIA Joseph, Histoire de Rameignies, Fontaine-l’Evêque 1933, p. 45

    Livre de raison des Séjournet | tome 2 | FONDS DOCUMENTAIRE Édition | Eric de Séjournet © 2010-2017
  • Le Quesnoy à Blicquy

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    1890/1910 | Le Quesnoy à Blicquy
    Coll. Eric de Séjournet

    Blicquy se trouve à l’ouest de Chièvres. En 1833, elle était "bornée au Nord par les communes de Chapelle-à-Oie, Chapelle-à-Wattinnes et Ligne; à l’Est par celles de Moulbaix et Ormeignies; au Sud par le territoire d’Aubechies, et à l’Ouest par ceux de Tourpes et Chapelle-à-Oie. Cette commune comptait quatre hameaux : Andricourt, Martimont, Le Quesnoy (1), et Petit-Autreppe" (2).

    Sept générations 'Séjournet' se sont succédé au Quesnoy à Blicquy, entre le XVème et le XVIIIème siècle.


    DATES CLEFS ET ÉVÉNEMENTS FAMILIAUX A BLICQUY

    1483 | Joachim Séjournet (1.1.4.6) possède à Blicquy l'important fief lige du Quesnoit, d'un rapport annuel estimé à 60 livres

    29 août 1519 | Par l’acte d’avis de ses père et mère, François Séjournet (1.1.4.6.14) reçoit le fief du Quesnoy à Blicquy, y compris trente bonniers, neuf journels et vingt cinqs verges, y tenant.

    25 février 1640 | Jacques Séjournet (1.1.4.6.14.6.4.6) fait le relief de sa seigneurie du Quesnoit

    29 mai 1661 | Jacques Séjournet (1.1.4.6.14.6.4.6.9) naît à Blicquy

    7 septembre 1676 | Anne Maroquin décède et est inhumée à Blicquy à côté de son mari

    4 juin 1682 | Jacques Séjournet (1.1.4.6.14.6.4.6) décède à Blicquy (dans la maison du Quesnoit), inhumé à Blicquy.

    28 octobre 1701 | Marie-Catherine Séjournet (1.1.4.6.14.6.4.6.9.5) naît "dans la maison du Quesnoy, sur les onze heures et demie du matin, y baptisée le lendemain"

    17 juin 1730 | Jacques Séjournet (1.1.4.6.14.6.4.6.9), seigneur du Quesnoit, décède et est inhumé à Blicquy

    25 octobre 1748 | Alexandre-Louis Séjournet (1.1.4.6.14.6.4.6.9.3.1) naît au château Le Quesnoy, bp à Blicquy

    18 septembre 1749 | Constance Séjournet (1.1.4.6.14.6.4.6.9.3.2) naît au château Le Quesnoy, bp à Blicquy

    3 août 1751 | Julien Séjournet (1.1.4.6.14.6.4.6.9.3.3) naît au château Le Quesnoy, bp à Blicquy

    3 septembre 1752 | Charles-Ferdinand Séjournet (1.1.4.6.14.6.4.6.9.3.4) naît au château Le Quesnoy, bp à Blicquy

    1753 | Antoine Séjournet (1.1.4.6.14.6.4.6.9.3.5) naît au château Le Quesnoy, bp à Blicquy

    1 mars 1759 | Jean-Baptiste Séjournet (1.1.4.6.14.6.4.6.9.3.6) naît au château Le Quesnoy, bp à Blicquy

    18 septembre 1759 | Louis-Philippe Séjournet (1.1.4.6.14.6.4.6.9.3) devient seigneur du Quesnoit

    7 février 1773 | Décès de Marie-Anne de la Catoire

    19 septembre 1774 | Louis-Philippe Séjournet (1.1.4.6.14.6.4.6.9.3) décède et est inhumé près de son épouse dans l'église de Blicquy

    21 novembre 1791 | Second mariage d'Alexandre-Louis Séjournet avec Colette de Roisin

    1794 | Blicquy compte 700 habitants

     

     

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    (1) Quenoy = chênaie, plantation de chênes 
    (2) VANDER MAELEN Philippe, Dictionnaire géographique de la Province de Hainaut, Bruxelles 1833

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  • Ghyssegnies à Pipaix

    SEIGNEURIE DE GHYSSEGNIES

    Située au Sud du village de Pipaix, la seigneurie de Ghyssegnies fut au "seizième siècle propriété de la famille de Cordes qui augmente la taille de l'ensemble par achats successifs. Ensuite, les de Haccart prennent possession du domaine par mariage en 1596 pour se le voir confisquer près d'un siècle plus tard à la suite de la contractation de dettes trop lourdes. C'est alors la famille Théodore qui possède Ghyssegnies pendant quelques années, avant de devoir le vendre en 1701 à la famille des Enffans pour rembourser ses propres créanciers"... (1) ( Lire la suite)

    Au début du XIXème siècle, Pipaix s'adonnait à des cultures alors fort répandues dans la région: céréales, plantes fourragères, colza, lin, pommes de terre, légumes et fruits en vergers. Deux brasseries et une distillerie étaient en fonctionnement. En 1846, Pipaix comptait 1782 habitants (2).

    DATES CLEFS ET ÉVÉNEMENTS FAMILIAUX A GHYSSEGNIES ET A PIPAIX

    mai 1882 | Charles Fontaine de Ghélin, père de Lucie, habite le château de Ghyssegnies

    2 mai 1882 | mariage d'Amédée de Séjournet de Rameignies (jonkheer) avec Lucie Fontaine de Ghélin, fille de Charles et d'Eudoxie Le Fevere de Tenhove (armes : d'azur à la fasce d'argent, accompagnée en chef de trois têtes et cols de cerfs rangés d'or). Amédée de Séjournet de Rameignies deviendra bourgmestre de Pipaix.

    1 août 1885 | naissance d'Yvonne de Séjournet de Rameignies

    21 février 1895 | naissance d'André de Séjournet de Rameignies

    16 mai 1905 | mariage d'Yvonne de Séjournet de Rameignies et d'Edouard Parthon de Von (chevalier)

    CHÂTEAU DE GHYSSEGNIES

    châteaux


    1906 | Château de Ghyssegnies (3)

    A. Carlier fecit, Tournai
    Coll. Eric de Séjournet


    "Autrefois entouré de douves et situé au coeur d’un parc boisé, le château de Ghyssegnies est un bel ensemble d’architecture de 1766 à l’exception de la façade S. du bâtiment principal, remontée en style néo-classique cent ans plus tard" (4). "Le château présente une façade d'inspiration tournaisienne typique du dix-huitième siècle. Seule la façade principale subit des remaniements au siècle suivant, mais qui ne défigurent pas l'harmonie de la bâtisse" (4)(5). Quant aux "anciennes écuries de type tournaisien, elles sont mises d'équerre à gauche de corps d'habitation" (4) ... ( Lire la suite) 

    pipaix

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    1906 | Château de Ghyssegnies (6)
    Coll. Eric de Séjournet

     

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    avant 1912 | Château de Ghyssegnies
    Veuve Roulonne-Cauchie fecit
    Coll. Eric de Séjournet


    châteaux

     Vue d'ensemble du château et ses dépendances

     

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    1985 | Château de Ghyssegnies
    © Eric de Séjournet 

     

    MAISON COMMUNALE DE PIPAIX

     

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    ca 1950 | La Maison communale et la Grand'Place

    châteaux

    1985 | Place et Maison communale à Pipaix
    © Eric de Séjournet 

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    (1) DUBUISSON Francis, Pipaix, du Bas Moyen-Age à la Révolution française, in Cercle d'Histoire et d'Archéologie de Leuze-en-Hainaut, 2004
    (2) Matrice cadastrale consultée sur le site Web "Patrimoine majeur de Wallonie" du ministère wallon de l'équipement et des transports (dépouillement réalisé par Danny DELCAMBRE, Arlon)
    (3) Carte postale envoyée le 8 juillet 19?? par Amédée de Séjournet de Rameignies, bourgmestre de Pipaix à Madame Félix van de Kerchove, née Jeanne Stienon Du Pre (1878-1965), époux de Félix van de Kerchove (1878-1956)
    (4) DUBUISSON Francis, Ghyssegnies, terre franche, in Pro Civitate n° 11, pp. 19 et 20, 1965

    (5) MERTENS Olivier, Manoirs et châteaux de l'entité de Leuze-en-Hainaut et environs, 2014
    (6) Carte postale envoyée le 6 juillet 19?? par Amédée de Séjournet de Rameignies, bourgmestre de Pipaix à Madame Félix van de Kerchove, née Jeanne Stienon Du Pre (1878-1965), époux de Félix van de Kerchove (1878-1956)

     

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  • Malmaison à Tourpes

    La Cense de la Malmaison est déjà cité en 1350 et a donné son nom au château construit près de Rameignies [GOR1930, p. 33]

    Au sommet de la côte, sur le territoire de Tourpes, mais aux confins de Rameignies et Wadelincourt, se trouve le lieu-dit Malmaison. On y accédait jadis par la piedsente de Malmaison devenue plus tard le chemin de l’Etoqui. L’Etoqui était une terre à pâturages de 7ha 75a 80ca, appartenant au seigneur de Rameignies, entourée de haies vives, sur laquelle tous les petits paysans de Rameignies et Wadelincourt pouvaient conduire leur bétail chaque année, du 1er samedi de mai jusque la Toussaint. Ceux qui l’utilisaient payaient au seigneur une redevance annuelle de : 20 sols blancs forts en 1389 et 60 sols blancs forts en 1753. Dans les haies, croissaient des arbres que les usagers du pré pouvaient abattre et vendre. En 1848, l’Etoqui fut divisé en 24 parcelles à cultiver par les plus pauvres. En 1931, l’Etoqui fut vendu 80.000 francs ou 8.000 francs (selon les sources) à Oscar Museur de Tourpes, marchand de bestiaux. Il construisit alors une ferme qui vint accroître le hameau : ce fut d’abord une exploitation herbagère (face à la cense de Malmaison)(1). 

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    1752 | Plan de Rameignies
    J.-B. Lebeau fecit, géomètre résidant à Leuze

    [GOR1930, p. 26 et 27]

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    Extrait du Plan parcellaire de la commune de Tourpes
    P. C. Popp fecit

    Les parties teintées sont les parcelles appartenant au seigneur en 1752. En 1930, l’Abbé Gorlia a tracé sur ce plan les trois anciens chemins triennaux, bien que ces chemins ne fussent pas indiqués sur ce plan, et pour cause, puisque à cette époque, ils n’existaient pas à l’état de chemins, mais seulement comme passages temporaires, chacun tous les trois ans. Ont été mis en évidence, par une bordure plus forte, les deux pièces de terre qui ont joué un rôle important dans l’histoire du village : le Douaire et l’Etoqui.

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    Château de la Malmaison

    Alexandre-Henri-Joseph de Séjournet (1.1.4.6.14.6.4.6.9.3.1.2), éc., second fils du baron Alexandre-Louis-Joseph de Séjournet de Rameignies, et d'Eulalie-Clotilde-Joseph de la Catoire fit construire le château de la Malmaison à Tourpes. Né à Tournai 8 brumaire de l'an X (30 octobre 1801) il décèda au château de la Malmaison à Tourpes le 31 janvier 1868. Il devint bourgmestre de Tourpes en 1837 et fut lieutenant-colonel de la Garde civique de Quevaucamps. Il épousa à Tourpes le 6 février 1839 Ludwine-Angélique-Ghislaine Liégeois, ° Péruwelz 23 brumaire de l'an x (14 novembre 1801), † à la Malmaison à Tourpes 7 août 1861, fille de Philippe, et de Marie-Joseph Duquenne.


    DATES CLEFS ET ÉVÉNEMENTS FAMILIAUX AU CHÂTEAU DE LA MALMAISON

    15 janvier 1841 | Naissance d'Oscar de Séjournet

    27 décembre 1844 | Naissance de Zoé de Séjournet

    7 août 1861 | Décès de Ludwine Liégeois

    31 janvier 1868 | Décès d'Alexandre-Henri de Séjournet

    11 mars 1889 | Naissance de Madeleine de Séjournet

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    30 août 1888 | Château de la Malmaison à Tourpes
    Léon de Viron (baron) fecit

    En haut du belvédère la vue portait jusqu'à la cathédrale de Tournai. Rien d'étonnant donc de voir y débarquer les premiers Allemands au début de la Première Guerre mondiale. Pierre Bachy raconte : "Le samedi 22 août 1914, le porteur du Journal de Péruwelz était en tournée, lorsque vers 13h30, il fut aperçu dans la Drève, boulevard Léopold III, par une patrouille de uhlans qui venait de déboucher du chemin de Blaton. Ces éclaireurs de l’armée allemande prirent des exemplaires du journal et continuèrent leur chevauchée vers l’église et la rue des Chauffours. Il était 14h15 quand ils s’arrêtèrent sur le champ de Verquesies. A 16 heures, le premier «taube» (aéroplane) qu’on vit à Péruwelz survola bientôt cette partie de notre territoire. Etait-ce le signal attendu ? La patrouille n’alla pas plus loin, elle rebroussa chemin ; sa reconnaissance était sans doute terminée. Elle regagna son campement qui se trouvait à Stambruges, tandis qu’un autre détachement d’éclaireurs s’établissait au château de la Malmaison sur les hauteurs qui séparent Tourpes et Rameignies, non loin d’un point commun aux villages de Tourpes, Ellignies et Wadelincourt. Le 23 août, il y eut des escarmouches dans le bois de l’Hermitage entre des patrouilles de uhlans et des territoriaux français arrivés de Condé" (BACHY Pierre, Peruwelz 1914-1918). 

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    avant 1985 | Château de la Malmaison, à l'abandon

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     1985 | Ruines du château de la Malmaison
    © Eric de Séjournet
     

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     1985 | Ruines du château de la Malmaison
    © Eric de Séjournet

    En 2009, l’Association pour la Sauvegarde du Patrimoine de Beloeil (1) fait une description des lieux : « Les alentours du château de Malmaison sont paisibles. Des peupliers géants envahis par le lierre se dressent au-delà d’une ‘cense’. Outre cette bâtisse somnolente, à travers le mur de végétation se découpe une masse sombre, carrée. Un petit pont mal en point surplombe un étroit fossé marécageux entourant le domaine. Une grille absente ... des piliers effondrés ... un chemin enfoui sous les ronces et la verdure ... tout cela confirme l’existence d’une propriété abandonnée ».

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    1985 | Ruines du château de la Malmaison
    © Eric de Séjournet

    « Puis, c’est la déception : la vision d’une grande maison délabrée, un décor de ruines ! Les quatre murs sont encore debout. Les vitres, les boiseries des fenêtres,n les portes ont disparu pour laisser des ouvertures béantes d’où semble sortir une étrange lumière. Sur les dalles écornées du trottoir, s’accumulent des ardoises brisées, des morceaux de gouttières tordus ...

    A l’intérieur, on compte cinq pièces au rez-de-chaussée, un large corridor, une cage d’escalier vide et deux étages. En dessous, des caves profondes. Comme ambiance, le ruissellement de l’eau, le gémissement des poutres qui se balancent dangereusement, la macabre musique du vent qui s’engouffre partout !

    Rien ne rappelle la richesse passée de cet intérieur. La toiture s’est effondrée sur ce qui devait être une cuisine, des salons, des boudoirs. Les cheminées qui, sans doute, étaient superbes ont été arrachées ainsi que le plancher. L'imagination ne peut que galoper devant de tels décombres. »

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    2012 | Reconstitution du Château de la Malmaison à Tourpes
    Paul Mayeur pinxit (aquarelle 30 x 40 cm)
    (avec l'aimable autorisation de l'auteur)(2)

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    (1) Association pour la Sauvegarde du Patrimoine de Beloeil, Histoire locale, Le château de Malmaison, Volume 16, n° 119, mars 2009, p.89 à 95
    (2) MAYEUR Paul, enseignant e.r. et aquarelliste, Beloeil

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  • Ter Schelde à Destelbergen

    destelbergen,ter schelde

    1910 | Château Ter Schelde à Melle, Destelbergen

    Léon de Séjournet de Rameignies et Germaine Le Grand firent construire en 1910 le château ‘Ter Schelde’ (1) avec vue sur un vieux bras de l'Escaut à Destelbergen.

    Bogaert C. & Verbeeck M. (2) en donnent une description : Bak- en natuurstenen villa in neo-Lodewijk XVI-stijl met uitzicht op een oude Schelde-arm. Dubbelhuis van vijf trav. en twee bouwl. op souterrain, onder schilddak (leien). Ruime rechth. portiek met balkon midden tegen de achtergevel. Vensterrisaliet van r. zijgevel met klokgevel.

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    destelbergen,ter schelde

    vers 2000 | Château Ter Schelde à Melle, Destelbergen

    Cette propriété fut lotie en 1963, lotissement actuellement dénommée 'De Bommels’.

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    (1) aussi dénommée 'Kasteel Vieil Escaut'
    (2) Bogaert C. & Verbeeck M., Inventaris van het cultuurbezit in België, Architectuur, Provincie Oost-Vlaanderen, Arrondissement Gent, Kantons Destelbergen - Oosterzele, Bouwen door de eeuwen heen in Vlaanderen 12N2, Brussel - Turnhout, 1989.

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