Ghyssegnies à Pipaix

SEIGNEURIE DE GHYSSEGNIES

Située au Sud du village de Pipaix, la seigneurie de Ghyssegnies fut au "seizième siècle propriété de la famille de Cordes qui augmente la taille de l'ensemble par achats successifs. Ensuite, les de Haccart prennent possession du domaine par mariage en 1596 pour se le voir confisquer près d'un siècle plus tard à la suite de la contractation de dettes trop lourdes. C'est alors la famille Théodore qui possède Ghyssegnies pendant quelques années, avant de devoir le vendre en 1701 à la famille des Enffans pour rembourser ses propres créanciers"... (1) ( Lire la suite)

Au début du XIXème siècle, Pipaix s'adonnait à des cultures alors fort répandues dans la région: céréales, plantes fourragères, colza, lin, pommes de terre, légumes et fruits en vergers. Deux brasseries et une distillerie étaient en fonctionnement. En 1846, Pipaix comptait 1782 habitants (2).

DATES CLEFS ET ÉVÉNEMENTS FAMILIAUX A GHYSSEGNIES ET A PIPAIX

mai 1882 | Charles Fontaine de Ghélin, père de Lucie, habite le château de Ghyssegnies

2 mai 1882 | mariage d'Amédée de Séjournet de Rameignies (jonkheer) avec Lucie Fontaine de Ghélin, fille de Charles et d'Eudoxie Le Fevere de Tenhove (armes : d'azur à la fasce d'argent, accompagnée en chef de trois têtes et cols de cerfs rangés d'or). Amédée de Séjournet de Rameignies deviendra bourgmestre de Pipaix.

1 août 1885 | naissance d'Yvonne de Séjournet de Rameignies

21 février 1895 | naissance d'André de Séjournet de Rameignies

16 mai 1905 | mariage d'Yvonne de Séjournet de Rameignies et d'Edouard Parthon de Von (chevalier)

CHÂTEAU DE GHYSSEGNIES

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1906 | Château de Ghyssegnies (3)

A. Carlier fecit, Tournai
Coll. Eric de Séjournet


"Autrefois entouré de douves et situé au coeur d’un parc boisé, le château de Ghyssegnies est un bel ensemble d’architecture de 1766 à l’exception de la façade S. du bâtiment principal, remontée en style néo-classique cent ans plus tard" (4). "Le château présente une façade d'inspiration tournaisienne typique du dix-huitième siècle. Seule la façade principale subit des remaniements au siècle suivant, mais qui ne défigurent pas l'harmonie de la bâtisse" (4)(5). Quant aux "anciennes écuries de type tournaisien, elles sont mises d'équerre à gauche de corps d'habitation" (4) ... ( Lire la suite) 

pipaix

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1906 | Château de Ghyssegnies (6)
Coll. Eric de Séjournet

 

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avant 1912 | Château de Ghyssegnies
Veuve Roulonne-Cauchie fecit
Coll. Eric de Séjournet


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 Vue d'ensemble du château et ses dépendances

 

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1985 | Château de Ghyssegnies
© Eric de Séjournet 

 

MAISON COMMUNALE DE PIPAIX

 

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ca 1950 | La Maison communale et la Grand'Place

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1985 | Place et Maison communale à Pipaix
© Eric de Séjournet 

__________

(1) DUBUISSON Francis, Pipaix, du Bas Moyen-Age à la Révolution française, in Cercle d'Histoire et d'Archéologie de Leuze-en-Hainaut, 2004
(2) Matrice cadastrale consultée sur le site Web "Patrimoine majeur de Wallonie" du ministère wallon de l'équipement et des transports (dépouillement réalisé par Danny DELCAMBRE, Arlon)
(3) Carte postale envoyée le 8 juillet 19?? par Amédée de Séjournet de Rameignies, bourgmestre de Pipaix à Madame Félix van de Kerchove, née Jeanne Stienon Du Pre (1878-1965), époux de Félix van de Kerchove (1878-1956)
(4) DUBUISSON Francis, Ghyssegnies, terre franche, in Pro Civitate n° 11, pp. 19 et 20, 1965

(5) MERTENS Olivier, Manoirs et châteaux de l'entité de Leuze-en-Hainaut et environs, 2014
(6) Carte postale envoyée le 6 juillet 19?? par Amédée de Séjournet de Rameignies, bourgmestre de Pipaix à Madame Félix van de Kerchove, née Jeanne Stienon Du Pre (1878-1965), époux de Félix van de Kerchove (1878-1956)

 

▶ SEIGNEURIE DE GHYSSEGNIES (suite)

... Ghyssegnies eut des seigneurs laïcs. Ce furent, au XIVème siècle, les Mouton, de Tournai. Un Jean de Lanson aurait acheté le fief à la fin de ce même siècle. On trouve dans la seconde moitié du XVème siècle, des de Miraumont comme possesseurs de Ghyssegnies. En 1482, il est aux mains de Michel de Grandmetz, époux de Catherine Savary; cette année-là, les conjoints vendent la seigneurie à Péronne d'Alfer qui se mariera avec Hugues de Massinghem. Jean de Cordes l'acquiert en 1529 d'Antoinette et Anne de Fiennes, filles de Yolande de Massinghem. Pierre le Varlet dit de Haccart et sa femme, Jeanne-Louise de Cordes, grèvent à ce point Ghyssegnies d'hypothèques qu'elle est saisie en 1694 au profit d'une créancière et que leur fils doit la faire vendre aux enchères en 1701; la seigneurie est achetée par Simon-Georges des Enffans, dont la famille restera propriétaire du domaine après la Révolution (2).

 

 CHÂTEAU DE GHYSSEGNIES (suite)

Descriptif

"Sur un soubassement en pierre appareillée, deux niveaux dégressifs chaulés de sept travées en double corps dont trois travées centrales en frontispice limité de châinages d’angle à refends comme la façade. Baies bombées inscrites dans un encadrement rectangulaire légèrement saillant pris entre deux bandeaux horizontaux. Corniche profilée sur denticules et bâtière d’ardoises artificielles à coyau.

Percements en arc de briques surbaissé au mur-pignon dr.

Façade arrière éclairée de baies en arc surbaissé reparties sur deux niveaux, les quatre travées g. de type tournaisien, les trois autres entièrement en briques. Cordon soulignant l’étage et ancres millésimées dans le désordre, 1, 3, 8, 4. Remaniement des seuils dans les deux travées g.

Au-dessus du soubassement moelloné et chanfreiné, fentes d’aération entre jambages harpés.

Anciennes écuries de type tournaisien mises d’équerre à g. du corps d’habiation. Aile longue et basse de quatorze travées chaulées, rythmée par l’alternance de portes et de petites fenêtres dont une à battée. Quatre portes cochères, l’une à l’extrême g. en arc de briques surbaissé à clé et sommier en pierre, sans doute aménagée tardivement, trois à dr. jointives, avec montants en pierre à bossages un-sur-deux sous imposte et arc en matériaux alternés. Toit de tuiles en bâtière à coyau léger, limité à g. par un pignon à épis et par une croupe sur frise dentée sur denticules.

A dr., annexe perpend. comportant deux baies à queues de pierre.

Revers des écuries presque entièrement caché par un appentis, mais conservant cependant une porte de type tournaisien et plusieurs percements sous linteau droit en bois" (4).

Livre de raison des Séjournet | tome 2 | FONDS DOCUMENTAIRE Édition | Eric de Séjournet © 2010-2017

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